Aujourd'hui, première épreuve du bac: la philo.

IL n'était pas là. Cet élève qui se meurt est à l'hôpital, et compose, comme IL peut.

On ne sait pas pour combien de temps encore IL est avec nous, mais une chose est sûre: ça se compte en jours. On ne savait pas s'IL serait encore là pour composer. On ne sait pas s'IL aura le temps de connaître ses résultats.

Quand je pense à Lui, à sa volonté et son amour de la vie qui Lui donne envie de réussir un bac dont IL ne profitera pas, je pleure, alors que je n'ai jamais été son professeur. Quand on parle de lui dans le lycée, les yeux se baissent, l'émotion est palpable. Pourvu qu'IL tienne jusqu'à la fin des épreuves. Et pourvu...

D'habitude, cette période de l'année est une période heureuse: les vacances sont proches, les élèves s'apprêtent à recevoir le précieux sésame qui les autorise à continuer leurs études, il fait beau...

Mais cette année est différente. Je crois que le bac n'aura plus le même sens pour moi après.